Le syndicat UNSA des territoriaux de Côte d’Or défend, informe et accompagne les agents territoriaux de l’ensemble des collectivités territoriales et établissements publics affiliés au Centre de Gestion de la Côte d’Or.

Agnès LAMBERT

Un nouveau ministre attendu sur le point d’indice

L’UNSA Fonction Publique est prête à rencontrer rapidement le nouveau ministre de la Transformation et de la Fonction Publique afin d’entrer en discussion sur les salaires des agents publics.

L’UNSA Fonction Publique se félicite que le ministère de la fonction publique demeure un ministère de plein exercice. Ce choix est un premier signe. L’UNSA veut y voir une forme de reconnaissance de l’engagement des agents publics, en particulier durant les crises récentes.

Le nouveau ministre, Stanislas Guérini, devra d’abord montrer qu’il est attaché à cette reconnaissance et à un véritable dialogue social avec les organisations syndicales, représentantes des 5,5 millions d’agents publics.

Il devra très rapidement ouvrir la négociation sur la hausse du point d’indice dont sa prédécesseuse et le Président de la République ont annoncé le dégel. Alors que l’inflation, selon l’INSEE, dépassera 5,5% en juin, alors que, depuis 5 ans, il n’y a eu aucune mesure générale pour les agents publics, alors que l’attractivité des métiers de la fonction publique est menacée, l’UNSA entrera en discussion avec sa revendication d’une revalorisation de la valeur du point d’indice de 10%.

L’UNSA demandera également un dispositif de réévaluation régulière des rémunérations des agents pour tenir compte de l’inflation qui risque de durer.

L’UNSA Fonction Publique est prête à rencontrer très rapidement le nouveau ministre.

Elle lui rappellera que les rémunérations doivent être réévaluées pour préserver le principe de carrière, pour renforcer l’attractivité et pour fidéliser les agents publics des trois versants. De plus, elle insistera sur la négociation attendue sur la prévoyance suite à la signature d’un accord de méthode avec la ministre précédente.

L’UNSA Fonction Publique continuera à contribuer activement en vue d’améliorer les conditions d’emploi et de travail ainsi que la qualité de vie au travail des agents, fonctionnaires et contractuels, de la fonction publique, engagés au service du pays.

Tous doivent être reconnus par la nation au-delà des mots.

Bagnolet le 20 mai 2022

Luc Farré

Courrier au Président de la République et à la Première ministre

L’UNSA Fonction Publique est signataire d’un courrier commun au Président de la République et à la Première ministre quant à l’urgence des salaires et du pouvoir d’achat ainsi que sur l’âge légal de départ à la retraite.

Paris, le 17 mai 2022

Monsieur le Président,

Madame la Première ministre,

Ces deux dernières années en particulier, la nécessité des services publics pour la population et l’engagement sans faille des agents publics ont été reconnus et salués 

Pour autant, force est de constater que la traduction concrète et à la hauteur nécessaire de cette reconnaissance n’est pas au rendez-vous.

En ce tout début de quinquennat, nos organisations syndicales CFE-CGC, CFTC, CGT, FA-FP, FO État, FSU, Solidaires et UNSA Fonction Publique de la Fonction publique estiment que des mesures importantes doivent être prises sans attendre.

C’est pourquoi, dans le cadre d’une démarche unitaire inédite justifiée par la hauteur des enjeux, elles ont décidé de vous solliciter en ce début de mandat.

La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d’achat. La situation actuelle en la matière est inacceptable.

Le traitement minimum court après le SMIC, les personnels émargeant aux plus faibles rémunérations sont de plus en plus nombreux·ses, les qualifications sont peu ou mal reconnues et les déroulements de carrière sont dégradés, voire n’existent tout simplement plus.

La cause principale de cet état de fait résulte de la quasi-absence d’augmentation et de mesures générales depuis douze ans.

Pierre angulaire des salaires des agentes et agents de la Fonction publique, le point d’indice doit en conséquence être fortement revalorisé et dans les plus brefs délais.

Par ailleurs, nous considérons que la mise en place d’un dispositif d’indexation de la valeur du point sur l’évolution du coût de la vie aurait toute sa pertinence. L’amélioration de tous les niveaux de la grille indiciaire et des carrières par des mesures générales est également un impératif du début du quinquennat.

Au titre des urgences, compte tenu des pistes évoquées durant la campagne électorale, nous vous confirmons notre hostilité à tout nouveau recul de l’âge légal pour pouvoir partir à la retraite.

De même, nous défendons sans ambiguïté le régime particulier des fonctionnaires notamment le code des pensions civiles et militaires (CPCM) et la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL).

Ces deux priorités, dont le caractère immédiat motive leur mise en exergue dans ce courrier, ne sont évidemment pas les seules questions qu’il convient d’aborder et auxquelles il sera nécessaire d’apporter des réponses satisfaisantes.

Attachées aux valeurs et principes portés par le Statut Général et à la Fonction publique de carrière comme garanties pour les usagers de missions publiques de qualité exercées de manière impartiale, nos organisations syndicales souhaitent pouvoir faire évoluer d’autres dossiers tout à fait structurants.

Il en est ainsi, notamment, des mesures à prendre pour avancer plus vite vers l’égalité professionnelle, des dispositions à mettre en œuvre pour restaurer la grille indiciaire et redonner de l’amplitude aux carrières, celles permettant de réduire la précarité de l’emploi ou encore des moyens pour le service public, ainsi que des conditions d’exercice de la démocratie sociale et de la représentation des personnels.

Cette mandature étant annoncée avec une large dimension sociale, nous ne pourrions comprendre que cette lettre n’ait pas de réponse concrète dans les délais les plus brefs.

Pour notre part, nous sommes d’ores et déjà disponibles afin de négocier les réponses positives qui ne sauraient être différées.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame la Première ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

Mon employeur peut-il reporter les heures non effectuées de l’année 2021 en 2022 ?

Quelles que soient les raisons invoquées, votre employeur ne peut pas vous réclamer d’effectuer des heures, qui n’auraient pas été réalisées l’année précédente.

L’annualisation du temps de travail

L’annualisation du temps de travail est une mesure destinée à lisser, sur une année de référence, les 1607 heures, auxquelles chaque agent est astreint. 

Cette mesure suppose la mise en place par l’employeur de cycles de travail, qui auront fait l’objet d’une négociation préalable avec les organisations syndicales, puis d’une consultation du Comité Technique (futur Comité Social Territorial). Il appartient à l’employeur de vérifier leur bonne application et en cas de carence organisationnelle de sa part, les heures non effectuées ne peuvent être reportées d’une année sur l’autre.

Une telle décision serait manifestement illégale, car contraire aux règles juridiques, définies par le décret 2000-815 du 25 août 2000, relatif au temps de travail maximum dans la Fonction Publique d’Etat et notamment son article 1er :

Art. 1er : La durée du travail effectif est fixée à trente-cinq heures par semaine dans les services et établissements publics administratifs de l’Etat ainsi que dans les établissements publics locaux d’enseignement.

Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d’une durée annuelle de travail effectif de 1607 heures maximum, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d’être effectuées.

Ce décret a été rendu applicable à la Fonction Publique Territoriale, par le décret 2001-623 du 12 juillet 2001 – article 1er :


Art. 1er : Les règles relatives à la définition, à la durée et à l’aménagement du temps de travail applicables aux agents des collectivités territoriales et des établissements publics en relevant sont déterminées dans les conditions prévues par le décret du 25 août 2000 susvisé.

Ce qu’il faut retenir

La limite annuelle du temps de travail est bien de 1607 heures et le fait de reporter d’une année sur l’autre des heures non faites aboutit à transgresser ce principe juridique, pour laquelle aucune dérogation n’est prévue.

17 mai : Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie

Depuis 2005, le 17 mai est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. L’UNSA profite de cette date symbolique pour réaffirmer son engagement contre les LGBTphobies au quotidien et en faveur de l’égalité des droits. C’est aussi l’occasion d’exprimer sa solidarité avec les personnes persécutées dans le monde en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

Accès au tract UNSA :Tract 17 mai

Le reclassement des fonctionnaires inaptes étendu aux trois versants

La possibilité, pour les fonctionnaires déclarés inaptes pour raisons de santé, d’être reclassés dans un autre versant de la fonction publique est effective depuis le 1er mai. Les trois décrets du 22 avril 2022 qui entérinent cette ouverture viennent également adapter les modalités de mise en œuvre de la période de préparation au reclassement.

Trois décrets concernant les fonctionnaires des trois versants ont été publiés le 24 avril 2022. Ils découlent de l’ordonnance santé-famille du 25 novembre 2020.

Pour l’essentiel :

  • Un fonctionnaire peut être reclassé sur un autre versant.
  • Pendant la période de préparation au reclassement (PPR), les primes et indemnités seront maintenues y compris l’indemnité de résidence, le supplément familial de traitement et le complément de traitement indiciaire.
  • Un fonctionnaire peut demander de faire débuter la PPR avant que le conseil médical ait donné son avis.
  • Le point de départ de la PPR peut être reporté de deux mois maximum par accord entre le fonctionnaire et son administration.
  • En cas de congés pour raison de santé, pour invalidité temporaire imputable au service, de maternité ou de charge parentale, le report du début de la  PPR est également possible de même que la suspension de cette période (qui ne peut excéder un an).
  • La procédure de reclassement peut être engagée sans demande préalable de l’agent à titre dérogatoire mais l’administration ne peut que proposer des emplois.

L’UNSA a obtenu des garanties pour les fonctionnaires qui n’auraient pas fait de demande préalable. Le fonctionnaire peut se faire assister par un conseiller syndical pendant l’entretien avec son employeur. Il peut aussi former un recours gracieux contre la décision par laquelle l’employeur a engagé la procédure de reclassement. La commission administrative paritaire dont le fonctionnaire relève doit donner son avis préalable sur ce recours.

Ces dispositions s’appliqueront à toutes les procédures de reclassement, y compris celles en cours à la date du 1er mai.

En savoir plus :

Pétition pour une revalorisation des pensions

Il est urgent d’assurer le maintien du pouvoir d’achat des retraités. L’UNSA Retraités exige une mesure de revalorisation des pensions de 7,7% au 1er juillet 2022.

Entre 2018 et 2021, les retraités ont subi une perte de pouvoir d’achat de 4% (hors majoration de la CSG).


Au 29 avril 2022, l’INSEE a mesuré une progression de l’indice des prix à la consommation sur un an de 4.8%, mais la revalorisation des pensions au 1er janvier a été limitée à 1,1%.

En conséquence, l’UNSA Retraités revendique une revalorisation des pensions de 7,7% au 1er juillet 2022.

Je signe la pétition et j’en parle autour de moi.

PIRC : la prime d’Intéressement pour les résultats collectifs

Il s’agit d’une prime pouvant atteindre 600€ annuellement. Elle est susceptible d’être mise en place par les employeurs territoriaux et est cumulable avec le RIFSEEP. Mais elle nécessite l’adoption d’une délibération.

Les collectivités territoriales et les établissements publics locaux peuvent, par délibération et après avis du Comité Technique (futur Comité Social Territorial), instaurer une Prime d’Intéressement tenant compte des Résultats Collectifs des services (PIRC).

Cette prime est fondée sur l’article 88 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et dans les conditions prévues par les décrets n°2012-624 et 2012-625 du 3 mai 2012. Une circulaire ministérielle du 22 octobre 2012 précise les conditions de mise en œuvre de ce dispositif.

Le cadre du dispositif est fixé par l’organe délibérant et par l’autorité territoriale 

1- L’organe délibérant (article 3 décret n°2012-624 du 3 mai 2012)

  • fixe, pour une période de 6 ou 12 mois consécutifs, les objectifs à atteindre et les types d’indicateurs à retenir. Cette période peut s’inscrire dans un programme annuel ou pluriannuel d’objectifs.
  • fixe le montant maximal de la prime susceptible d’être attribuée aux agents du service ou du groupe de services, dans la limite d’un plafond annuel de 600 euros par an (article 1 décret n°2012-625 du 3 mai 2012)

2- L’autorité territoriale (article 3 décret n°2012-624 du 3 mai 2012)

  • fixe, après avis du Comité Technique (futur Comité Social Territorial), les résultats à atteindre et les indicateurs retenus pour l’une des périodes mentionnées
  • constate, au terme de cette période, si les résultats ont été atteints
  • fixe pour chaque service concerné, dans la limite du montant maximal et au regard des résultats atteints, le montant de la prime.

Qui sont les bénéficiaires ?

La prime peut ainsi bénéficier aux agents, fonctionnaires et agents contractuels de droit public ou privé, d’un même service ou groupe de services. La délibération détermine quels sont les services bénéficiaires (articles 1 et 2 décret n°2012-624 du 3 mai 2012).

La prime est attribuée à l’ensemble des agents dans les services concernés, ayant atteint leurs résultats sur la période de référence, sous réserve d’une durée minimale de présence effective.

Pour tous les agents concernés et remplissant les conditions exigées, le montant perçu est identique, quels que soient le statut et les fonctions.

Cependant, ce montant est soumis aux règles de fractionnement des éléments de rémunération pour ceux qui occupent un emploi à temps non complet ou exercent leurs fonctions à temps partiel (circulaire ministérielle du 22 octobre 2012).

La durée de présence effective

Pour percevoir la prime, l’agent doit avoir été effectivement présent au moins 3 mois pendant la période de référence de 6 mois consécutifs et 6 mois pendant la période de référence de 12 mois consécutifs (articles 4 et 5 décret n°2012-624 du 3 mai 2012).

Sont également considérées comme de la présence effective les périodes suivantes (article 5 décret n°2012-624 du 3 mai 2012) : 

  • congé annuel
  •  congé lié à la réduction du temps de travail
  •  congé pris au titre du compte épargne-temps
  •  congé de maladie ordinaire
  •  congé pour accident de service, accident du travail ou maladie contractée dans l’exercice des fonctions (remplacé par le congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS))
  •  congé pour maternité, paternité ou adoption
  •  congé pour formation syndicale, d’autorisation d’absence ou de décharge d’activité de service pour mandat syndical
  • congé de formation professionnelle, sauf les périodes de congé pour formation professionnelle

Par ailleurs, les périodes à temps partiel ou à temps non complet sont comptabilisées comme du temps plein (article 5 décret n°2012-624 du 3 mai 2012).

La manière de servir

Il existe enfin un dernier critère, lié à la manière de servir.

En effet, un agent peut être exclu du bénéfice de la prime en cas « d’insuffisance caractérisée dans la manière de servir » (article 6 décret n°2012-624 du 3 mai 2012).

La prime d’intéressement est cumulable avec toute autre indemnité, sauf les indemnités qui rétribueraient une performance collective (article 6 décret n°2012-624 du 3 mai 2012). Elle est cumulable avec le RIFSEEP.

Accident de service imputable consolidé : quels droits ?

Après votre guérison ou votre consolidation, une rechute peut entraîner un traitement médical et éventuellement un arrêt de travail. L’employeur public peut spontanément prendre en charge les conséquences financières. Mais parfois, il y a refus, souvent motivé par le fait que votre état de santé est consolidé. Quels droits face au refus de prise en charge des conséquences d’une rechute ? 

Mener une démarche amiable auprès de votre service RH


Il faut d’abord mener une démarche amiable auprès de la RH et solliciter, s’il y a lieu, l’aide du médecin du travail pour lui demander son avis. 

En cas de refus de votre employeur : saisir le Conseil médical

Si votre employeur refuse de vous donner satisfaction, vous devez adresser par écrit contre récépissé vos éléments médicaux à votre employeur, en lui demandant de saisir le Conseil médical départemental (interdépartemental en Île-de-France) pour avis.

En effet, les Conseils Médicaux sont saisis pour avis par l’autorité territoriale, à son initiative ou à la demande du fonctionnaire (article 5-2 décret n°87-602 du 30 juillet 1987) en respectant la procédure suivante :

1- Lorsque le fonctionnaire sollicite une saisine du Conseil médical, l’autorité territoriale dispose d’un délai de 3 semaines pour la transmettre au secrétariat de cette instance, qui doit en accuser réception au fonctionnaire concerné et à l’autorité territoriale 

2- Toutefois à l’expiration de ce délai de 3 semaines, le fonctionnaire peut faire parvenir directement au secrétariat du Conseil médical un double de sa demande par lettre recommandée avec avis de réception. Cette transmission vaut saisine du Conseil Médical) 

3- Le Conseil Médical (en formation plénière) apprécie la réalité des infirmités invoquées, leur imputabilité au service, la reconnaissance du caractère professionnel des maladies, leurs conséquences et le taux d’invalidité qu’elles entraînent. 

C’est au Conseil médical qu’il revient également de fixer la date de consolidation de la blessure ou de l’état de santé, si l’agent a bénéficié d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) (articles 3 et 6 du décret n°2005-442 du 2 mai 2005)

Bon à savoir

Le Conseil médical peut être saisi pour avis, si une contestation intervient sur les conséquences d’une rechute liée à un accident de service. 

L’avis rendu ne s’impose pas à l’employeur, mais influence la décision finale.

L’agent peut également prendre contact avec le secrétariat du Conseil médical du Centre de Gestion du département pour se faire expliquer les modalités pratiques.

Une prime Ségur de 183€ pour certains agents !

Le « Ségur » est étendu à certains agents de la Fonction publique exerçant auprès de public fragile. Ils vont pouvoir bénéficier d’une nouvelle prime. L’UNSA estime que cette nouvelle avancée était nécessaire mais constate que son application laisse encore trop d’agents de côté.

Positif mais…

Pour l’UNSA, l’application de ce dispositif est positive pour tous les agents qui vont en bénéficier :  une prime mensuelle nette de 183 € est une première étape utile dans le processus de revalorisation.

Cependant, l’UNSA constate que de trop nombreux agents des filières médico-sociales ou de santé restent oubliés. Un nouveau sentiment d’incompréhension et de non-reconnaissance se développe.

Pour l’UNSA, la réponse à cette situation passe une extension du dispositif à d’autres agents et par une hausse significative de la valeur du point d’indice.

Une nouvelle prime « dite de revalorisation » est instaurée

Le montant mensuel de la prime « de revalorisation » correspond à 49 points d’indice majoré, soit 183 €. Il suivra l’évolution de la valeur du point d’indice.

Attention, cette prime n’est pas prise en compte pour le calcul de la pension des fonctionnaires.

Elle est versée aux agents titulaires et aux agents contractuels.

Dans la FPT

La prime de 49 points d’indice (183 €) n’est versée qu’après la prise d’une délibération de la collectivité ou de l’établissement public.

Peuvent bénéficier de cette prime de revalorisation les fonctionnaires relevant des cadres d’emplois suivant :

  • Conseillers territoriaux socio-éducatifs
  • Assistants territoriaux socio-éducatifs
  • Éducateurs territoriaux de jeunes enfants
  • Moniteurs-éducateurs et intervenants familiaux territoriaux
  • Agents sociaux territoriaux
  • Psychologues territoriaux
  • Animateurs territoriaux
  • Adjoints territoriaux d’animation 

et exerçant, à titre principal, des fonctions d’accompagnement socio-éducatif.

Sont également concernés, les agents territoriaux exerçant :

  • des missions d’aide à domicile auprès des personnes âgées ou des personnes handicapées au sein des services d’aide et d’accompagnement à domicile;
  • des fonctions de psychologue, d’aide-soignant, d’infirmier, de cadre de santé de la filière infirmière et de la filière de rééducation, de masseur-kinésithérapeute, de pédicure podologue, d’orthophoniste, d’orthoptiste, d’ergothérapeute, d’audioprothésiste, de psychomotricien, de sage-femme, de puéricultrice cadre de santé, de puéricultrice, d’auxiliaire de puériculture, de diététicien, d’aide médico-psychologique, d’auxiliaire de vie sociale ou d’accompagnant éducatif et social au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux;
  • des fonctions de psychologue, d’aide-soignant, d’infirmier, de cadre de santé de la filière infirmière et de la filière de rééducation, de masseur-kinésithérapeute, de pédicure podologue, d’orthophoniste, d’orthoptiste, d’ergothérapeute, d’audioprothésiste, de psychomotricien, de sage-femme, de puéricultrice cadre de santé, de puéricultrice, d’auxiliaire de puériculture, de diététicien, d’aide médico-psychologique, d’auxiliaire de vie sociale ou d’accompagnant éducatif et social au sein des services départementaux de protection maternelle et infantile ou dans les établissements d’information, de consultation ou de conseil familial et les centres de santé sexuelle;
  • des fonctions de psychologue, d’aide-soignant, d’infirmier, de cadre de santé de la filière infirmière et de la filière de rééducation, de masseur-kinésithérapeute, de pédicure podologue, d’orthophoniste, d’orthoptiste, d’ergothérapeute, d’audioprothésiste, de psychomotricien, de sage-femme, de puéricultrice cadre de santé, de puéricultrice, d’auxiliaire de puériculture, de diététicien, d’aide médico-psychologique, d’auxiliaire de vie sociale ou d’accompagnant éducatif et social au sein des centres de lutte contre la tuberculose ou des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic;

Un autre montant pour les médecins de la FPT :

Par ailleurs, une prime de revalorisation d’un montant mensuel correspondant à un montant brut de 517 € peut être versée aux agents exerçant les fonctions de médecin au sein de ces établissements ou services.

L’UNSA Fonction publique pour une hausse de 10% du point d’indice

Dégel du point d’indice avant l’été. Cette annonce lève un tabou mais devra devenir réalité. L’UNSA Fonction Publique demande depuis des années la revalorisation du point d’indice. Aujourd’hui, elle a chiffré cette revendication à 10%.

Retour en arrière

C’est sous la Présidence de Nicolas Sarkozy que le gel du point d’indice a été décidé en 2011. Depuis, une seule augmentation a pu être obtenu en 2016 de 1,2% dans le cadre de l’accord PPCR (Parcours Professionnel, Carrière et Rémunération), décidée sous François Hollande. Elle a été divisée en 2 hausses de 0,6% en juillet 2016 et en février 2017. Depuis, plus rien !

Pire, les réajustements nécessaires et indispensables des grilles de rémunération les plus basses ont conduit à un écrasement des carrières effaçant l’amélioration des grilles indiciaires. Ainsi les agents de catégorie B voient leur début de carrière identique à ceux de catégorie C. Nous estimons que cette situation n’est plus tenable. 

En 2016, l’UNSA FP avait considéré que l’accord PPCR qui prévoyait un rendez-vous salarial annuel et une discussion sur les rémunérations tous les 3 ans devait permettre une évolution régulière de la valeur du point d’indice. Malheureusement, les rencontres annuelles ont bien eu lieu mais sans volonté du gouvernement actuel de le revaloriser.

L’engagement des agents doit être reconnu

Les agents publics ont fait le choix de donner un sens à leur travail au service de l’intérêt général. Ils sont fiers de leur mission qu’ils assurent quelles que soient les circonstances. Les Français l’ont bien compris et parfois les applaudissent.

Cependant, le constat est amer, l’attractivité de la fonction publique a baissé. L’État et les hôpitaux peinent à recruter. La fonction publique et ses 5,5 millions d’agents ont besoin de la reconnaissance de leurs employeurs. Cette reconnaissance passe par une augmentation régulière de la base de leur rémunération, c’est-à-dire de la valeur du point d’indice.

Cette augmentation est d’autant plus indispensable que l’inflation dépasse aujourd’hui les 4,5% en un an. C’est la première fois depuis 1991 que l’inflation dépasse 3%. Elle est essentielle pour redonner de l’attractivité à la fonction publique dans une perspective de plein emploi.

Pourquoi l’UNSA propose 10% ?

Depuis 2011, la hausse des prix est supérieure à 13%. Depuis le début du quinquennat actuel, elle est de l’ordre de 7,5%. En juin 2022, les prévisions évoquent une inflation proche de 6% sur un an. Il s’agit donc, à la fois, de rattraper, mais aussi d’anticiper. 

Une hausse du point concerne tous les salaires de tous les agents publics, les fonctionnaires mais aussi les contractuels, les enseignants comme les policiers, les aides-soignants comme les ingénieurs ou les agents des collectivités. Elle impactera positivement le niveau de pensions des futurs retraités.

L’UNSA propose également d’instaurer un mécanisme de relèvement automatique de la valeur du point d’indice à l’instar de ce qui se passe dans d’autres pays européens ou pour le SMIC.

Un tabou est tombé 

L’annonce de la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques reprise par le Président Candidat durant la campagne est essentielle, car elle ne pourra pas être ignorée. Sa concrétisation à un niveau suffisant est indispensable pour recréer de la confiance entre agents publics et employeurs. 

La hausse de la valeur du point d’indice répond à une exigence juste des agents et à une de leurs attentes. La France en a besoin pour plusieurs raisons.  Elle doit pouvoir continuer à attirer des jeunes vers la fonction publique, de leur donner envie d’effectuer une carrière au service des autres. La fonction publique doit rester de haut niveau et demeurer une force de notre pays, atout reconnu et envié partout et par tous.

Luc Farré

Secrétaire Général de l’UNSA Fonction Publique