Le syndicat UNSA des territoriaux de Côte d’Or défend, informe et accompagne les agents territoriaux de l’ensemble des collectivités territoriales et établissements publics affiliés au Centre de Gestion de la Côte d’Or.

Communiqué : vaccination par la médecine du travail

Les personnels âgés de 50 à 64 ans présentant des facteurs de comorbidité et désireux de se faire vacciner doivent contacter eux-mêmes la médecine du travail.

La stra­té­gie vac­ci­nale a conduit le Gouvernement à pro­po­ser, par le biais du pro­to­cole pour la vac­ci­na­tion par les méde­cins du tra­vail au moyen du vaccin AstraZeneca, aux pro­fes­sion­nel.les de santé, quel que soit leur âge, et aux per­son­nes âgées de 50 à 64 ans pré­sen­tant des fac­teurs de vul­né­ra­bi­lité (*) vis-à-vis du SARS-COV 2, de se faire vac­ci­ner. Cette stra­té­gie est déployée confor­mé­ment aux recom­man­da­tions vac­ci­na­les émises par la Haute auto­rité de santé (HAS) dans ses avis du 27 ­no­vem­bre 2020 et du 2 ­fé­vrier 2021 et sur leur lieu de tra­vail.

Les agent.e.s qui le sou­hai­tent et qui intè­grent les recom­man­da­tions de la HAS ont la pos­si­bi­lité de se faire vac­ci­ner par la méde­cine de pré­ven­tion et les ser­vi­ces de santé au tra­vail, car ils cons­ti­tuent le relais effi­cace de ces cam­pa­gnes de vac­ci­na­tions.

Cependant, les employeurs ter­ri­to­riaux ne peu­vent trans­met­tre aux méde­cins du tra­vail la liste de celles et ceux sus­cep­ti­bles de se faire vac­ci­ner pour d’évidentes rai­sons de secret médi­cal. Et les ser­vi­ces de méde­cine du tra­vail ne peu­vent pas plus contac­ter direc­te­ment les agent.es concer­nés pour les invi­ter à se faire vac­ci­ner.

Si vous sou­hai­tez vous faire vac­ci­ner, l’UNSA vous invite donc à pren­dre direc­te­ment l’atta­che de votre méde­cin du tra­vail.

Enfin, les CHSCT doi­vent, à ce sujet, se réunir rapi­de­ment pour contri­buer à la stra­té­gie de mise en œuvre de cette cam­pa­gne de vac­ci­na­tion.

L’objec­tif est aussi que les néces­sai­res garde-fous que sont le secret médi­cal, les condi­tions sani­tai­res de vac­ci­na­tion mais aussi la prio­rité donnée aux agent•e•s ayant des fac­teurs de vul­né­ra­bi­lité (*) soient garan­tis.

(*) Facteurs de vul­né­ra­bi­li­té :
• patho­lo­gies cardio-vas­cu­lai­res : hyper­ten­sion arté­rielle (HTA) com­pli­quée (avec com­pli­ca­tions car­dia­ques, réna­les et vas­culo-céré­bra­les), anté­cé­dent d’acci­dent vas­cu­laire céré­bral, anté­cé­dent de coro­na­ro­pa­thie, anté­cé­dent de chi­rur­gie car­dia­que, insuf­fi­sance car­dia­que stade NYHA III ou IV;
• dia­bète non équilibré ou com­pli­qué;
• patho­lo­gies res­pi­ra­toi­res chro­ni­ques sus­cep­ti­bles de décom­pen­ser lors d’une infec­tion­vi­ra­le : bron­cho pneu­mo­pa­thie obs­truc­tive, asthme sévère, fibrose pul­mo­naire, syn­drome d’apnées du som­meil, muco­vis­ci­dose notam­ment;
• obé­sité avec indice de masse cor­po­relle (IMC) ≥ 30;
• cancer évolutif sous trai­te­ment (hors hor­mo­no­thé­ra­pie);
• cir­rhose au stade B du score de Child Pugh au moins;
• immu­no­dé­pres­sion congé­ni­tale ou acquise;
• syn­drome dré­pa­no­cy­taire majeur ou anté­cé­dent de splé­nec­to­mie;
• mala­dies du moto­neu­rone, myas­thé­nie grave, sclé­rose en pla­ques, mala­die de Parkinson, para­ly­sie céré­brale, qua­dri­plé­gie ou hémi­plé­gie, tumeur mali­gne pri­mi­tive céré­brale, mala­die céré­bel­leuse pro­gres­sive.
• can­cers et de mala­dies héma­to­lo­gi­ques mali­gnes en cours de trai­te­ment par chi­mio­thé­ra­pie;
• per­son­nes trans­plan­tées d’orga­nes soli­des;
• per­son­nes trans­plan­tées par allo­greffe de cel­lu­les sou­ches héma­to­poïé­ti­ques;
• poly-patho­lo­gies chro­ni­ques et pré­sen­tant au moins deux insuf­fi­san­ces d’orga­nes
• cer­tai­nes mala­dies rares et par­ti­cu­liè­re­ment à risque en cas d’infec­tion (liste établie par les filiè­res de santé des mala­dies rares);
• tri­so­mie 21.

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